Lettres

60X80  1990

“ Ce n’est donc pas sans raison que je rends hommage à votre jeune et merveilleux talent.
Le vocable  » merveilleux  » que j’utilise ne possède rien de littéraire-ce n’est pas un cliché à l’emporte-pièce- mais je ne puis qualifier autrement ce qui appartient au domaine des merveilles. Je vous souhaite, tout le succès que vous êtes en droit d’attendre lequel sans doute vous est déjà dorénavant acquis -. Je ne suis guère un exégète de quoi que ce soit. Le peu de vanité qui me peut encore demeurer inhérente, m’incite toutefois à songer que vos peintures, que tout votre Art est voué à la durée. »

Armand Simon

« Merci de votre lettre qui m’a beaucoup touché, et surtout des documents sur votre oeuvre. Croyez bien que je ne cherche pas à vous proposer une sorte de paradoxe idiot, ni à faire le malin, mais ce qui m’émeut tant dans cette peinture, c’est l’intensité avec laquelle vous atteignez au regard de vos personnages. Évidemment, ce n’est vrai que de certains tableaux. Mais tout le réalisme (de quelque nom qu’on le nomme) de la construction me semble une organisation, d’ailleurs complexe, qui arrive au regard et à partir de ce qui n’en a pas ou n’en a plus. Même les paupières baissées (le plus souvent des hommes) ne cachent pas, mais succèdent à, ou précèdent un regard si lourd…Je vous remercie de connaître un peu de votre œuvre, et vous dire mon admiration…Bien à vous. »

Gilles Deleuze

« La demoiselle de Delcol est un cheveu blond dans la soupe des Tartufe(s) qui en tombent des nues. Elle a une manière très personnelle de mettre à toutes les sauces ses seins lourds, son nez en trompette et ses fesses de cycliste. Pulpeuse, ingénue, comestible, impudique, attentive, disponible, silencieuse, diligente, hygiénique, cette Fée du logis propose une rêverie permanente affranchie de toute complication érotique.Cependant, si le diable me la faisait rencontrer un soir dans la pénombre marécageuse d’une salle de billard de sous-préfecture. »

Félix Labisse

« Merci de penser à moi. J’adore ce que vous faites car cela me parle immédiatement à l’âme et à l’esprit.

J’aimerais avoir une oeuvre de vous dans ma vie.

Mais comment faire: je n’envisage pas pour l’heure de me rendre en Belgique ?
Existe-t-il des catalogues détaillés de vos tableaux? des diapos?
J’adore aussi votre couverture du catalogue avec le « Divin » Scut que j’admire à n’en plus pouvoir.
Dites à nos amis que je me reconnais dans l’infraréalisme, farouchement.
De tout coeur. », 26 novembre 1982.

Fréderic Dard

« J’ai pris connaissance avec intérêt du livre de Louis Scutenaire sur la peinture que je connais déjà par une de nos amies. J’apprécie ton art, ton humour et la perfection du dessin qui fait tant défaut de nos jours. Les peintres d’aujourd’hui ne savent plus dessiner mais veulent tous, après deux ou trois ans de coloriages entrer au musée du Louvre »

Fred Zeller

 » Qu’ils sont beaux ces aphorismes, qu’ils sont séduisants ces  » périls…! grand merci de votre envoi cher Roland Delcol, mais un petit reproche tout de même pour n’être pas venu me serrer la louche après le spectacle à Ramatuelle.

Je promets par contre de vous passer un coup de bigophone si je me rapproche de vos contées lointaines.
Amical salut ainsi qu’à votre épouse et…bravo.
PS: Vos culs ont le langage du génie ! celui  » à la rose « , splendeur ! »

Pierre Perret

 

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